
Présentation
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Le principe
du logiciel libre a aujourd'hui vingt ans et est issu d'un mouvement de
partage de connaissances.
Initiés par Richard Stallman, le fondateur du projet GNU et de
la Free Software Foundation, suivis par de nombreux organismes de recherche
et amplifiés par Internet, les logiciels scientifiques, ainsi que
les bibliothèques scientifiques libres, n’ont jamais été
aussi présents et accessibles.
Comme pour les logiciels payants, le développement d’applications,
s’appuyant sur ces logiciels libres, demande à l’industriel
de libérer du temps pour la prise en main des logiciels par les
ingénieurs mais aussi pour le développement d’applications
industrielles adaptées à la résolution de leurs problèmes
spécifiques.
Ces développements peuvent être longs et coûteux mais
aussi incertains. Incertitudes, liées aux limites de ces logiciels
dues souvent à des retours d’application insuffisants de
la part des communautés de développement lorsqu’un
bug du noyau apparaît ou lorsqu’une infaisabilité fonctionnelle
est constatée au cours d’un développement chez l’industriel.
La dépendance économique des industriels et des universités
par rapport aux logiciels payants est souvent évoquée. Par
contre la dépendance ou l’alignement scientifique sur des
bases communes l’est beaucoup moins fréquemment alors qu’ils
sont tout aussi importants. Souvent, les logiciels payants imposent des
méthodologies, un formalisme de résolution et de description
du problème de type boîte noire qui paralyse l’innovation
technologique et propose les mêmes solutions numériques vraies
ou erronées pour tous.
Les logiciels de type open source offrent des approches
innovantes dans la résolution de problèmes scientifiques
complexes et constituent une bonne base pour tester de nouvelles méthodologies
de résolution en utilisant des briques de programmes déjà
existants. La maîtrise des noyaux de résolution par les industriels
est un élément primordial qui leur permet de se différencier
par la conception d’outils logiciels performants adaptés
à leurs besoins et capitalisant leur savoir-faire.


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Créée en 1945 à Pittsburgh,
USA, l'ISA compte 33 000 membres et couvre plus de 100 pays.
La mission de l’ISA est de « faire progresser la compétence
de ses membres dans les domaines de l'Instrumentation, des Systèmes
et de l'Automation ».
La renommée de l'association s'est faite notamment autour
de son travail de normalisation. L'ISA compte 175 groupes de travail
dont la mission est de préparer les documents qui servent
de références à des millions de professionnels
à travers le monde.
ISA-France est la section française
de l’ISA. Association loi de 1901 à but non lucratif,
elle offre à ses adhérents l’accès à
un réseau relationnel international, des moyens de formation
et d’échanges au travers de ses publications et de
ses manifestations. |
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La SEE est l’une des plus importantes
sociétés professionnelles françaises à
caractère scientifique et technique.
Elle couvre tous les domaines « high tech »
associés ou issus de l’électronique tels que :
informatique, télécoms, composants, traitement du
signal, automatismes, métrologie, ainsi que ceux relatifs
à l’électricité et à l’électrotechnique
tels que les réseaux d’énergie électrique,
les équipements de production, de transport et de distribution. |
Aujourd’hui les logiciels sont de plus en plus
performants et ergonomiques. Au premier semestre 2004, 70 000 logiciels
libres étaient recensés. L’offre est donc loin de
se limiter à GNU/Linux et un tournant industriel dans l’utilisation
des logiciels libres a été pris ces dernières années.
Les logiciels libres ont désormais leur place dans l’industrie
mais cette évolution soulève des questions essentielles
sur les conditions et les limites de leur utilisation et sur les domaines
dans lesquels ils sont les mieux adaptés.
La journée du 10 mai 2005 vise à sensibiliser les utilisateurs
potentiels du monde industriel et à leur donner les éléments
de base qui leur permettront de développer plus avant leurs projets.
- Qu’est ce qu’un logiciel libre, en open source, un logiciel
copylefté, un freeware, un shareware, un crippleware etc. ?
- Dans quel cadre juridique doit-on les utiliser: licences GNU GPL,
Berkeley, Mozilla ?
- Un industriel peut-t-il s’appuyer sur des logiciels libres
pour concevoir ses propres applications. Quels risques prend-t-il, quels
avantages en tire-t-il ?
- Les logiciels libres peuvent-ils aujourd’hui répondre
à des besoins en engineering de plus en plus complexes ?
- Peut-on insérer des logiciels libres dans une filière
logiciels de conception critique pour l’industriel ? ou seront-ils
relégués au second plan dans des applications conventionnelles ?
- Le logiciel libre : un modèle économique viable ?
Est-il seulement compatible avec les modèles économiques
orientés services ?
- Les communautés de développement ont désormais
un rôle économique mais ne doivent-elles pas en conséquence
avoir une politique de développement transparente?
- Comment peuvent-elles pérenniser leur développement
?
La journée du 10 mai 2005 permettra de présenter
un panorama des logiciels scientifiques libres et de répondre à
ces questions au travers d’exemples industriels. Elle fera un point
sur l’état de l’art dans l’utilisation des logiciels
libres et tentera de répondre aux interrogations de chacun sur
les évolutions en cours. De nombreux experts seront présents
pour animer les débats.
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